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De "La Revue des études coopératives" (1921-1940) à la "Revue internationale de l'économie sociale" (1946-....)

Revue emblématique de l’économique sociale, fondée en 1921 par Charles Gide et Bernard Lavergne, la Revue internationale de l’économie sociale-RECMA, est aujourd’hui une des principales revues scientifiques consacrée à l’économie sociale. Le sigle RECMA permet de saisir le périmètre d’étude dans lequel s’inscrit la revue : Revue des études coopératives, mutualistes et associatives.

Ce périmètre n’a pas toujours été aussi large, loin s’en faut. C’est le grand mérite de l’article d’André Chomel, paru dans la RECMA en 1998, à une date qui concluait pour lui dix années de direction de la revue, que de restituer l’évolution et les vicissitudes qui ont ponctué l’existence de la publication depuis sa création jusqu’à l’orée du 21e siècle. Nous remercions la RECMA de nous avoir autorisés à le reproduire en appui de ce dossier, agrémenté d’iconographie tirée des fonds de la bibliothèque.

C’est justement cette période de la revue – de 1921 à 2000 – qui a fait l’objet d’une numérisation rendue possible grâce a un partenariat entre le CEDIAS-Musée social, la BnF et l’association RECMA. Débuté en 2010, ce partenariat devrait aboutir en 2013 à la mise en ligne complète de l’ensemble de la collection jusqu’à l’année 2000. Les fascicules seront disponibles à la fois dans Gallica et dans le catalogue de la bibliothèque du CEDIAS-Musée social, afin d’atteindre une diffusion maximale sur internet et d’offrir aux lecteurs des modes de lectures et d’appropriation divers.

La REC devenue RECMA a connu plusieurs changements de titres. Nous en restituons ci-dessous le détail :

• 1921-1947 : Revue des études coopératives. Problèmes d'économie nationale et internationale. Questions sociales

La revue n’a pas paru entre mars 1940 et juillet 1946. Elle fusionne avec l’Année politique française et étrangère et avec Res publica pour donner L’Année politique et Revue des études coopératives, Res publica.

→ Consulter la notice bibliographique du CEDIAS-Musée social (indexation à l’article).

→ Consulter dans Gallica

• 1947-1948 : L’Année politique et Revue des études coopératives, Res publica

Cette parution est éphémère puisqu’elle ne comprend que trois numéros (n° 80-83), puis se transforme en L’Année politique, économique et coopérative, éditée par les Presses universitaires de France.

• 1948-1950 : L’Année politique, économique et coopérative

Durant 12 numéros, les deux revues continuent de coexister dans une seule publication.

• 1950-1985 : Revue des études coopératives

En 1950, les deux revues se scindent, toujours éditées par les PUF, la REC renait en qualité de publication autonome, bientôt rattachée à un Institut coopératif fortement soutenu par la Fédération nationale des coopératives de consommation. De 1964 à 1969, elle aura même un petit supplément intitulé Informations coopératives.

• 1986-1999 : Revue des études coopératives, mutualistes et associatives (RECMA)

1985, la crise nationale des coopératives de consommation, principal soutien financier de la REC, risque d’entrainer la disparition de la revue. La Fondation du Crédit coopératif, la banque historique des coopératives, reprend l’édition de la revue et André Chomel en devient directeur. A cette occasion, le périmètre d’étude s’étend au secteur mutualiste et associatif, tournant officialisé avec le changement de titre de la revue.

• Depuis l’an 2000 : Revue internationale de l’économie sociale : Recma, revue des études coopératives, mutualistes et associatives

Nouveau changement de titre en l’an 2000, la dimension internationale est à l’honneur. La revue est éditée par l’Institut d’économie sociale, puis par l’association RECMA, volonté de souligner que le soutien dont elle dispose provient des différentes familles de l’économie sociale et plus seulement du secteur coopératif, ainsi que de la volonté de réaffirmer son attache avec la recherche scientifique et les milieux universitaires (création d’un comité scientifique).

 

En 1998, au début de son article, André Chomel émettait le vœu d’une informatisation complète des articles de la revue sous forme de base de données. Ce souhait est aujourd’hui en passe d’être complètement réalisé, à la différence près que le contenu numérisé est mis à disposition de tout un chacun.