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Discriminations - II. Comment lutter ?

Année de la revue: 
2006
Numéro de la revue: 
n° 4 / 2006
Couverture de la revue: 

Vie Sociale s’est intéressée, dans le champ qui est le sien, aux questions relatives aux discriminations. Ce thème a été traité dans un premier volume intitulé « Discrimination : de quoi parle-t-on ? » ; il abordait la question du « concept » sous plusieurs angles et présentait un certain nombre de « situations discriminatoires » illustrant cette question.

Le second numéro « Discriminations : comment lutter ?» a pour mission de trouver des pistes de réponses-actions et promouvoir des solutions : création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité (HALDE) ; guide de réflexion pour l’organisation de débats contradictoires ; actions destinées à combattre les stéréotypes raciaux qui se construisent dans l’enfance ; promotion de certaines pratiques pour aider les individus à sortir du stigmate de la maladie mentale ; boîte à outils, orientée sur l’emploi et le logement au service des professionnels de l’action sociale et de l’insertion...

Ces moyens, ces outils devraient permettre de ne pas laisser les discriminations se banaliser en revêtant les habits d’une pseudo-normalité, car ce combat entre le respect des différences et la peur de l’inconnu, étranger ou étrange, existe en chacun de nous.

Ceux qui s’engagent dans le travail social comprennent bien que la raison d’être de leur profession est d’accompagner chacun de ceux qu’ils rencontrent, à trouver leur place au milieu des autres. Ils ne peuvent donc passer sous silence ces tendances à la discrimination dans leurs propres pratiques ; ils ne peuvent fermer les yeux sur les stéréotypes qui leur sont propres et qui les traversent, souvent inconsciemment.

Prendre conscience, réfléchir, débattre, inventer les formes positives des rapports entre les êtres humains : ce sont là des comportements indispensables à entretenir d’une manière permanente pour maintenir le lien social.

 

Parties: 

Discriminations - I. De quoi parle-t-on ?

Année de la revue: 
2006
Numéro de la revue: 
n° 3 / 2006
Couverture de la revue: 

Discriminer, distinguer, choisir, selon des critères légitimes ou non. En France, une notion se profile aussitôt : injustice. Pour autant toute distinction ou différence de traitement n’est pas forcément interdite par la loi, ni même injuste.

La lutte contre les discriminations, approche pragmatique fondamentalement anglo-saxonne et européenne, qui repose sur l’égalité de traitement et son évaluation concrète est apparue en France depuis une dizaine d'années. C'est une notion qui pose question dans notre pays où la conception de « l'égalité » est intégrée à celle d'égalité du citoyen, ce qui suppose une action sur l'ensemble des inégalités socio-économiques. Or, les trois directives européennes dont l'application en France a nécessité la mise en conformité de notre législation, ne visent pas les inégalités sociales en général, mais demandent la mise en œuvre d’une démarche pour lutter contre la différence de traitement.

Toute la question bien sûr, c'est d'appréhender la complexité des situations que les discriminations soient directes (les plus faciles à repérer) ou indirectes (et là comment apprécier le constat de l’effet d'une mesure ?).

Vie Sociale s’est intéressée, dans le champ qui est le sien, à ces questions. Ce thème sera traité dans deux numéros successifs. Le premier intitulé « Discrimination : de quoi parle-t-on ? » aborde la question du « concept » sous plusieurs angles (aspects philosophiques, légaux, conditions sociales, historiques et politiques, discrimination positive en question…) et présente un certain nombre de « situations discriminatoires » illustrant cette question (inégalité dans le champ de l’insertion sociale, sexisme, racisme, discrimination à l’emploi des personnes handicapées…).

Le second numéro donnera la parole à celles et ceux qui proposent des réponses ou des pistes de solution. Il paraîtra prochainement sous le titre « Discriminations : comment lutter ? »

 

Le temps des référentiels

Année de la revue: 
2006
Numéro de la revue: 
n° 2 / 2006
Couverture de la revue: 

L’usage du mot « référentiel » s’est imposé dans le lexique de l’action sociale ces dernières années. D’où vient-il exactement ? Dans le contexte contemporain, que signifie-t-il ? Pourquoi certains s’en méfient-ils presque instinctivement, pendant que d’autres n’y voient pas malice, et tout au contraire veulent y croire ? Modernes, les référentiels ? Libéraux, les référentiels ? Performatifs, les référentiels ? Mais à qui donc profite ce mot ?

C’est sur ces bases que nous avons conçu ce nouveau numéro de la revue Vie Sociale. Les contributions qui ont été rassemblées à cette occasion en proposent une exploration dans trois directions principales.

Tout d’abord, plusieurs auteurs tentent de situer l’émergence des référentiels dans le domaine de l’intervention sociale, pour mieux en repérer le sens et les limites.

Puis une seconde série d’auteurs aborde de façon critique les usages de cet outil dans différents domaines empiriques de l’action sociale : la formation des acteurs sociaux, les prestations d’accueil, d’hébergement et d’insertion dans le secteur des CHRS, les politiques de la dépendance avec la grille AGGIR.

Enfin, deux auteurs cliniciens nous entraînent dans un pas de côté, à partir de leur expérience de terrain et opposent le risque sclérosant des normes administratives à la dynamique de l’échange et de la parole signifiante du sujet.

Puisse ce dossier stimuler la réflexion collective sur cet instrument de pilotage des nouvelles actions publiques, visiblement écartelé entre rationalité managériale et singularité des situations, qu’elles soient de formation, cliniques ou de simple accompagnement.

 

Parties: 

Le travail social à l'épreuve des droits des personnes

Année de la revue: 
2006
Numéro de la revue: 
n° 1 / 2006
Couverture de la revue: 

« Les hommes naissent et vivent égaux en droit » dit l’article 1 des Droits de l’Homme au fronton de notre Constitution. Pourtant les demandes itératives de droits par les personnes ou les groupes nous interrogent sur la réalité de ce précepte et expriment une volonté farouche des individus de ne pas perdre leur Identité dans une gestion anonyme de la société, un besoin de reconnaissance de la personne comme condition du vivre ensemble.

A contrario, dans une logique de prestations de service, ce « droit aux droits » peut aussi devenir exigence à l’encontre du travailleur social au service d’un usager-client. Enfin à un troisième niveau de réflexion, le professionnel face à cette exigence de droits peut se trouver réduit au rôle de celui qui rappelle les devoirs d’usagers, voire soutient une morale sociale.

Qu’en est-il de l’exercice de ces droits pour les personnes fragiles et vulnérables, les personnes dépendantes ? En quoi cette tension entre droits et dépendances illustre-t-elle un travail du social et interroge-t-elle les pratiques professionnelles bénévoles et militantes du travail social ?

Entre « autant que faire se peut » (l’aune des capacités) et « autant que faire se doit » (l’aune de la morale), le travail social est à l’épreuve de l’exercice des droits des personnes vulnérables.

Le CEDIAS, dans le cadre de sa mission de valorisation des mémoires et travaux de formation supérieure en Action sociale, a organisé, en collaboration avec la DGAS et l’ENSP, une journée de réflexion à partir des analyses produites par les auteurs de mémoires récents dans le cadre des diplômes supérieurs en travail social (DSTS et CAFDES). Ce numéro présente les Actes de ce colloque qui s’est déroulé à l’IRTS de Nancy le 22 septembre 2005.

 

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