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La mutualité : enjeux passés, défis actuels et perspectives d'avenir

Année de la revue: 
2008
Numéro de la revue: 
n° 4 / 2008
Couverture de la revue: 

L’histoire de la mutualité, le plus ancien mouvement social français, reste en grande partie méconnue. Pourtant, revenir aux sources du mouvement mutualiste, de son histoire, de ses valeurs fondatrices, devrait permettre de mieux comprendre les nouveaux enjeux et défis auxquels elle est aujourd’hui confrontée.

Dans ce numéro, nous nous sommes efforcés d’appréhender la mutualité dans sa globalité, dans une approche à la fois historique, mais aussi économique et sociologique. Au-delà du retour aux sources du mouvement, à son origine et son histoire, nous avons essayé de montrer ce qui fait la spécificité du mouvement mutualiste français, ses valeurs identitaires et ses fondements idéologiques. Nous avons également abordé un aspect trop souvent passé sous silence, celui des dynamiques des mutuelles, leur force d’impulsion et d’innovation et leur rayonnement, géographique ou socioprofessionnel.

Partenaire incontournable de la Sécurité sociale, la mutualité subit aujourd’hui les contrecoups de ses difficultés financières. Les mutuelles ont le plus grand mal à rester compétitives, dans un univers désormais dominé par la concurrence et la loi du marché. L’affrontement entre logiques solidaire et commerciale est renforcé par les directives européennes sur la protection sociale qui placent sur le même plan les mutuelles et les compagnies d’assurance, faisant disparaître les bases mêmes du pacte mutualiste français.

Les mutuelles ne sont pas seulement de simples machines à rembourser les soins. La mutualité constitue au contraire tout un univers de valeurs et une idéologie particulière, concrétisée au quotidien par la prise en charge des soins de l’ensemble de la population, indépendamment de leur âge, de leur état de santé et de leur situation socioprofessionnelle.

 

Madeleine Delbrêl assistante sociale

Année de la revue: 
2008
Numéro de la revue: 
n° 3 / 2008
Couverture de la revue: 

Depuis de nombreuses années, Vie Sociale a pris l’habitude, à partir d’un numéro « historique », de s’arrêter sur une période, une association, un mouvement, une femme ou un homme qui a contribué, de façon importante, à façonner le champ social.

Ce numéro est consacré à Madeleine Delbrêl (1904-1964), poète, assistante sociale et mystique. Issue d’un milieu intellectuel et athée, elle se convertit à la foi chrétienne à vingt ans, et s’engage au service des autres pendant près de quinze ans comme assistante sociale en terrain communiste à Ivry-sur-Seine.

Une association a entrepris de mieux faire connaître cette pionnière du travail social en publiant ses œuvres complètes et en organisant, en septembre 2007 à Ivry, un colloque qui portait essentiellement sur la période où elle fut assistante sociale dans cette commune de 1931 à 1945.

Ce numéro reprend la majeure partie des interventions des acteurs du travail social, universitaires et membres d’associations qui ont participé à cette manifestation. En outre, compte tenu de la singularité du parcours de Madeleine Delbrêl, il a semblé intéressant d’ajouter un élément d’actualité sur la doctrine sociale de l’Église catholique.

Autour de la figure singulière et attachante de Madeleine Delbrêl, nous avons voulu évoquer le courant du catholicisme social, retrouvant dans ses écrits, dans des témoignages, dans les mises en perspective, une manière de penser la question sociale, mais aussi d’être au monde.

Ce numéro souhaite ainsi porter témoignage d’une époque, d’un courant et d’une posture, car toute réflexion sur l’histoire du travail social est essentielle pour comprendre la manière dont il s’exerce aujourd’hui.

 

Parties: 

Coopérer avec les parents en protection de l'enfance

Année de la revue: 
2008
Numéro de la revue: 
n° 2 / 2008
Couverture de la revue: 

« Coopérer avec les parents » pourrait passer pour une injonction si l’autre partie de l’intitulé de ce numéro, « en protection de l’enfance», ne nous engageait à dialectiser l’ensemble de la question. Il s’agit en fait de repérer les zones de tension entre parentalité et protection de l’enfance afin de saisir les combinaisons, chevauchements et ruptures selon les configurations, à partir des fondements de la protection de l’enfance, en termes d’égalité et de solidarité.

Depuis une dizaine d’années, les dispositifs de protection et d’éducation de l’enfance et de la jeunesse font l’objet de profonds remaniements qui déstabilisent les références d’action et les savoir-faire des professionnels. D’une façon générale, l’appel à la mobilisation des parents par le renforcement de leurs droits et de leurs responsabilités semble traverser, de différentes façons, la plupart des secteurs : petite enfance, école, internats médico-éducatifs, placements familiaux, service de soins, services sociaux génériques ou spécialisés, prévention spécialisée, institutions socio-judiciaires, etc. On peut alors se demander comment les professionnels travaillent avec les enfants, les jeunes et les parents, entre injonction, observation, surveillance et coopération. Comment fonction(s) parentale(s) et fonction(s) professionnelle(s) se déclinent-elles à partir des règles et des pratiques que l’on met en œuvre dans le contexte actuel ?

Ce numéro de Vie Sociale est issu des quatrièmes journées de valorisation des mémoires de formation supérieure en travail social, que le CEDIAS organise depuis dix ans, une année sur deux. Le thème en 2007 s’imposait avec la parution de la loi de mars qui réformait le cadre réglementaire français en protection de l’enfance après un véritable débat entre les décideurs, les associations d’action sociale et les différents intervenants dans le champ de l’enfance.

 

Parties: 

Ceux qui ne demandent rien. Le non-recours aux droits sociaux

Année de la revue: 
2008
Numéro de la revue: 
n° 1 / 2008
Couverture de la revue: 

On entend généralement par « non-recours » le fait que bon nombre d’ayants droit à différentes prestations d’aide sociale ne font pas valoir leurs droits. Si cette notion est aujourd’hui de plus en plus utilisée dans le discours sociopolitique français et soulignée par différentes recherches récentes en sciences sociales, il est plus difficile d’une part de la quantifier précisément au niveau national et d'autre part de donner une interprétation sociologique cohérente de ses causes. Il est le produit de plusieurs facteurs liés non seulement au bénéficiaire et à son comporte­ment, mais aussi aux organismes chargés de verser la prestation et, enfin, à la façon dont la prestation a été conçue.

Au vu des recherches et études existantes, le phénomène de non- recours tiendrait à « trois grandes causes », qui agiraient de façon combinée :

  • le manque d’information liée à la prestation ou une mauvaise com­préhension des dispositifs ;
  • les erreurs de la part des services chargés de contrôler la validité des demandes, les défaillances du traitement administratif des demandes ayant pour conséquence de priver certains ayants droit d'un accès effectif aux prestations ;
  • les résistances d’ordre psychologique de la part des bénéficiaires potentiels qui peuvent se sentir stigmatisés et éprouver un sentiment de honte à percevoir certaines aides d’assistance ou encore une méfiance devant les « contrôles sociaux ».

Le Département études et recherche de I’IRTS Ile-de-France Montrouge / Neuilly-sur-Marne a organisé, en décembre 2007, une journée d’études sur ce thème, en conviant chercheurs et professionnels à partager leurs réflexions sur les attitudes et motivations de « ceux qui ne demandent rien » : ces usagers potentiels de droits et de dispositifs sociaux doivent-ils être appréhendés comme « hors jeu, résignés ou résistants ? »

Ce numéro de Vie Sociale rassemble les différentes communications qui ont eu lieu au cours de cette journée. Elles permettent d’explorer les différentes facettes du phénomène, en s’appuyant, pour une part d’entre elles, sur l’exemple de la CMU complémentaire, dispositif sur lequel ont été conduites plusieurs recherches.

 

Parties: 
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