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Éducation populaire : disparition ou mutation ?

Année de la revue: 
2009
Numéro de la revue: 
n° 4 / 2009
Couverture de la revue: 

Ce numéro voudrait retracer l’histoire de l’éducation populaire, revisiter ses acteurs et chercher si des éléments ne continuent pas à animer l’action de certains collectifs d’aujourd’hui.

Après les grandes lignes de l’histoire de l’INJEP dans les rapports de cette institution à l’éducation populaire qui se place au cœur des problématiques françaises de jeunesse et d’éducation populaire, viennent ensuite les témoignages d’acteurs qui ont contribué à l’émergence des mouvements dont le CNAJEP est aujourd’hui le porte-parole. C’est ainsi que vous trouverez des témoignages sur les mouvements familiaux ouvriers chrétiens, les mouvements sportifs, les mouvements d’éducation nouvelle qui ont conduit au développement de l’éducation spécialisée, les mouvements culturels présents tant dans les lieux de travail, que dans les lieux de loisirs.

Mais s’en arrêter à l’historique serait sans doute insatisfaisant si nous n’étions pas amenés à faire le point sur le présent et tracer des pistes d’avenir. Ce sera notre deuxième partie.

Des articles font le point sur la question de la formation professionnelle continue, puis sur le projet d’un service civique proposé par des militants d’éducation populaire. Ces deux ouvertures constituent certainement une façon de redonner à l’éducation populaire une place dans la société d’aujourd’hui. Par ailleurs, le Collectif éducation populaire et transformation sociale, né en 2006 en Languedoc-Roussillon, se donne pour objectif de développer une réflexion actualisée et prospective autour des problématiques de la jeunesse et de la culture populaire, notamment en lien avec la notion de gratuité. Enfin un article rappelle l’action de l’éducation populaire au niveau international dans le cadre du développement des échanges interculturels au niveau mondial.

Ce numéro ne prétend pas reconstruire un passé idéalisé mais il tente d’ouvrir des pistes pour l’avenir. Aujourd’hui où nous avons retrouvé un Haut Commissaire à la jeunesse, dont le Livre vert, malgré ses lacunes, offre de nombreuses opportunités, nous espérons que nos réflexions seront un encouragement pour ceux qui pensent que l’éducation populaire a toujours du sens.

 

La responsabilité entre philosophie, éthique et droit

Année de la revue: 
2009
Numéro de la revue: 
n° 3 / 2009
Couverture de la revue: 

La responsabilité est de plus en plus un sujet d’actualité et toutes les dimensions de la vie sociale sont centrées autour de ce principe. Mais que signifie réellement ce concept ? Cette réflexion menée dans le séminaire de recherche « La responsabilité entre philosophie, éthique et Droit » organisé au CNAM par la Chaire Travail social, le Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique et le Grou­pement de recherches d’Île-de-France est reprise, complétée et enri­chie dans ce numéro de Vie Sociale.

Poser la question de la responsabilité nécessite de distinguer la responsabilité morale supposant la connaissance du bien et du mal et la liberté, et la responsabilité juridique, pénale ou civile qui s’inscrit dans un système de valeurs et dans un cadre social. Cette approche philosophique et socio-historique fait l’objet d’une première partie.

La seconde partie de cette réflexion étudie la manière dont se dis­cute et s’applique la responsabilité dans le contexte professionnel. Il s’agit de l’engagement d’un sujet dans un cadre collectif et institué où se mêlent dimensions personnelles et professionnelles, individuelles, groupales et institutionnelles. L’engagement professionnel est ainsi mis en question : dans certaines circonstances, la responsabilité profes­sionnelle ne peut-elle pas s’inscrire entre obéissance et transgression afin de s’assumer totalement ?

Enfin la troisième partie de cette réflexion porte sur la responsabilité et l’entreprise. Les entreprises se voient en effet de plus en plus sou­mises à des exigences de responsabilité qui paraissent dépasser un cadre strictement juridique. Cependant les politiques de responsabilité sociale de l’entreprise tendent à confondre charité et philanthropie et à ignorer le politique comme lieu de légitimité de l’expression du bien commun.

Sans prétendre avoir abordé l’ensemble de la question, ce numéro a tenté de poser des réflexions sur la question de la responsabilité dans sa variété et sa complexité, aux frontières de la philosophie, de l’éthique et du droit, et de contribuer à promouvoir un esprit de respon­sabilité partagée.

Comme le rappelle Saint-Exupéry, « La responsabilité [...] c’est sen­tir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde ».

 

Les écrits professionnels. Pratique des écrits, écriture des pratiques

Année de la revue: 
2009
Numéro de la revue: 
n° 2 / 2009
Couverture de la revue: 

Les professionnels du social se sont toujours trouvés confrontés àl’écriture, car ils sont amenés à mettre en forme des écrits produits à pro­pos de leurs actions. Aujourd’hui, avec toutes les réformes touchant l’action sociale et médico-sociale, et notamment la loi 2002-2, l’injonction d’écrire est devenue plus pressante dans ces métiers de la relation.

Dans la première partie de ce numéro, les auteurs ont problématisé l’acte d’écriture en l’interrogeant sous plusieurs angles et en apportant leurs différentes conceptions : l’articulation de l’écrit et de l’action, les en­jeux liés à l’écriture et les effets induits selon ses différents usages, la di­mension clinique de l’écriture dans la pratique professionnelle et les empê­chements à écrire que l’on peut rencontrer en situation professionnelle.

Une deuxième partie est consacrée aux problèmes spécifiques posés par la formation des professionnels à cette dimension importante de leur activité : ateliers d’écriture, dispositifs pédagogiques spécifiques à l’écriture des pratiques professionnelles et ouverts à la question du sens.

La troisième partie se centre sur les formes et les finalités des écrits dans le milieu professionnel : spécificités des différentes écritures profes­sionnelles, leurs objectifs et leurs enjeux ; techniques des textes profes­sionnels utilitaires, communément appelés fonctionnels et les pressions qui s’exercent sur le scripteur ; écrits déterminants en Action éducative en mi­lieu ouvert car ils pèsent sur la décision des juges des enfants et sur le sort des familles « bénéficiant » de cette mesure ; rôle et fonction de l’écrivain public dans l’action sociale.

L’objectif de ce numéro de Vie Sociale est de contribuer à cerner la pra­tique des écrits et l’écriture des pratiques dans leurs diverses dimensions, d’en analyser leurs objectifs, de les interroger sur leur sens et d’en voir les enjeux.

« Écrire au sujet d’autrui et pour autrui » donne à comprendre une réalité humaine complexe et singulière.

 

Handicap psychique et insertion sociale

Année de la revue: 
2009
Numéro de la revue: 
n° 1 / 2009
Couverture de la revue: 

La loi sur l’égalité des chances du 11-2-2005 constitue une « révolution culturelle », car, même si le terme en lui-même n’est pas évoqué comme tel dans la loi, elle permet enfin une réelle reconnaissance officielle, dans les faits et dans les réponses sociales, de la notion de « handicap psychique ». Son retentissement dépasse le cadre d’une politique spécialisée et permet d’envisager une reconnaissance, par la société, des personnes souffrant de troubles psychiques comme des citoyens à part entière.

Le présent dossier est issu à la fois d’une série de conférences sur le sujet (organisées au printemps 2008 par le CEDIAS en concertation avec l’Université permanente de la Ville de Paris) et de recherches actuelles sur l’évaluation et l’accompagnement. Il propose des approches d’acteurs professionnels des deux champs d’intervention, celui du soin et celui de l’action sociale, chacun étant censé répondre de manière globale aux besoins des personnes présentant des troubles psychiques.

Ce numéro s’est principalement attaché à comprendre les répercutions de la maladie mentale sur la vie sociale et professionnelle de ces personnes vulnérables et les modalités possibles pour faciliter leur insertion ou leur maintien dans l’emploi. Il présente également deux études en cours : l’une concerne les méthodes et outils d’évaluation des situations, communs à tous les partenaires et leur permettant d’établir des liens entre eux pour coordonner les différentes actions afin d’assurer une continuité entre soins, action sociale et prévention ; l’autre compare les situations de personnes souffrant de troubles psychiques graves et celles de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Avec cette notion de « handicap psychique », il s’agit en arrière-plan de faire accepter le lien du handicap avec la psychiatrie et donc avec la folie, sans la rejeter, mais au contraire de en la considérant comme faisant partie intégrante de l’homme. Nous sommes obligés de constater que la psychiatrie n’est pas arrivée à faire accepter la folie par la société, au contraire elle l’a masquée. Il revient peut être au handicap psychique de prendre le relais.

 

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