Logo Cedias Bibliothèque

Demain, quelles politiques sociales de solidarité ?

Année de la revue: 
2011
Numéro de la revue: 
n° 4 / 2011
Couverture de la revue: 

En septembre 2009, à l’initiative du Mouvement pour une parole politique des professionnels (MP4) et du Mouvement interdisciplinaire pour un humanisme laïc (MIHL), le CEDIAS s’est trouvé investi de l’organisation d’un séminaire pour comprendre et analyser les éléments constitutifs d’une politique sociale de solidarité et faire des propositions pour la reconstruire et la développer.

Ce séminaire a réuni à treize reprises, soixante-dix à quatre-vingt participants qui ont pu échanger entre eux et proposer leurs réflexions après avoir entendu les diverses interventions.

Ce numéro de Vie Sociale retrace la vie de ce séminaire, son déroulement, ses premières conclusions ainsi que les réactions qu’il a pu susciter en donnant la parole à un certain nombre d’intervenants, animateurs et participants. C’est ainsi qu’à partir du constat présent de notre soumission (le plus souvent involontaire) aux impératifs économiques, nous sommes revenus à la nécessité de redonner valeur aux investissements humains qui ne sont pas à déconsidérer sous prétexte qu’ils n’entrainent pas de produits directs et immédiats.

Justice, santé, éducation, culture… y ont été explorées ainsi que les notions d’acteurs, d’assistance ; l’étude des diversités des situations conduisant à interroger les notions de temps, de performance et d’efficacité. Il ne saurait y avoir un seul modèle d’action, mais une diversification selon les sujets, les thèmes et les objectifs fixés.

D’autres documents suivront sur les thématiques abordées, mais en attendant, ce numéro a pour but de faire réagir et d’aider à la réflexion dans la situation actuelle qui n’est pas sans susciter des inquiétudes majeures.

 

Catégorie pour newsletter: 
Bibliothèque
Cedias

Recherche(s) et travail social

Année de la revue: 
2011
Numéro de la revue: 
n° 3 / 2011
Couverture de la revue: 

Chacun appelle de ses vœux le développement et la structuration du champ de la recherche dans l’action sociale et le travail social. Son importance pour le développement économique, social, culturel est devenue évidente pour tous.

La question de la recherche est présente depuis longtemps dans les formations sociales. Mais depuis ces dernières années, les débats sur l’existence - à promouvoir ou non - d’une discipline travail social ont repris fortement et ceux-ci portent en partie sur les caractéristiques de la recherche en/sur/par le travail social.

Au-delà des événements et discussions, qu’en est-il exactement des productions de recherche du travail social et de leur objet ? Ce numéro de Vie sociale souhaite aborder ce sujet et apporter une toute première investigation sur les recherches réalisées.

Après avoir tout d’abord réinterrogé les rapports complexes des travailleurs sociaux à la recherche, une analyse est ensuite consacrée aux recherches effectuées dans le cadre du premier Master de recherche pour le travail social en France, le Master « Travail social, action sociale et société » du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).

D’une manière générale, ces recherches s’intéressent à la question sociale, aux politiques publiques prégnantes, à la parole des usagers, et à la dimension organisationnelle et professionnelle des réponses à leurs besoins. Certaines portent une perspective socio-historique des transformations, d’autres privilégient la connaissance des populations, d’autres encore s’attachent aux méthodes d’intervention et proposent des outils d’intelligibilité pour saisir la nature du travail social et de l’action sociale.

Pour avoir quelques exemples de ces mémoires de recherche, pris au hasard sur les cinq dernières années, quelques « anciens étudiants » ont accepté de prendre le temps de rédiger un article résumant leur travail, ses apports et ses limites.

Ce numéro de Vie Sociale souhaite ainsi contribuer à une première connaissance des recherches du travail social réalisées.

 

Les (nouveaux) territoires du social : comment faire société aujourd'hui

Année de la revue: 
2011
Numéro de la revue: 
n° 2 / 2011
Couverture de la revue: 

L’évolution sociale et politique a conduit notre pays à deux attitudes contradictoires.

La décentralisation et la nouvelle distribution des compétences a entraîné la création de services d’action sociale départementaux dont les rapports les uns avec les autres ne sont guère évidents, ce qui amène des disparités dont certaines sont assez fortes et à une parcellisation de l’action sociale, que ne parviennent plus à réguler suffisamment les services de l’État.

En même temps que se produit cet éclatement à travers nos divers territoires, on s’aperçoit que la politique sociale ne saurait se limiter à l’action sociale. Elle touche de nombreux autres secteurs : justice, jeunesse, éducation, environnement, immigration, travail, santé, loisirs, sans oublier les finances.

Si les territoires géographiques sont dispersés, les territoires de compétences auraient besoin de se rapprocher pour mener un politique claire, qui permette vraiment de lutter contre l’individualisme et faire société, car il n’y a pas de citoyenneté sans sentiment d’appartenance.

Pris entre ces deux éléments, saurons-nous les dépasser pour trouver une nouvelle harmonie sociale ? Cette question est au cœur des réflexions issues du colloque, organisé en janvier 2011 à Aubervilliers, intitulé « Faire société autrement ».

C’est en travaillant sur nos différences mais aussi sur nos valeurs de base, telles que notre constitution les rappelle – liberté, égalité, fraternité, laïcité – ce qui fait de notre État un État social, que nous pouvons tisser ensemble les liens utiles et faire de chacun de nous un citoyen.

Ce numéro de Vie Sociale devrait nous aider à prendre toutes les dimensions de l’évolution d’une société qui a besoin de réfléchir sur elle-même et d’approfondir son mode de fonctionnement.

 

Nouvelle figure de l’encadrement dans l’intervention sociale. Le Diplôme d’État d’ingénierie sociale (DEIS)

Année de la revue: 
2011
Numéro de la revue: 
n° 1 / 2011
Couverture de la revue: 

Succédant au Diplôme supérieur de travail social, le DEIS vise à former les cadres du social en tant qu’experts des politiques sociales, de l’action sociale et médico-sociale. Les titulaires de ce diplôme doivent pouvoir exercer des fonctions d’expertise, de conseil, de conception, de développement et d’évaluation appliquées aux domaines des politiques sociales et d’intervention sociale, y compris dans le champ de la formation.

Ce diplôme n’a pas encore été très bien repéré par les travailleurs sociaux et par leurs employeurs, car ils ne comprennent pas bien à quelles fonctions ou emplois il correspond. C’est pourquoi le comité de pilotage de DEIS, constitué des représentants de l’AFORTS (Association française des organismes de formation et de recherche en travail social), du GNI (Groupement national des instituts régionaux du travail social) et du RUFS (Réseau universitaire des formations sociales) a organisé un séminaire, destiné à montrer que le DEIS était bien « une nouvelle figure de l’encadrement dans l’intervention sociale ».

Ce numéro rend compte de cette journée selon trois axes : une première partie rappelle l’architecture des formations de cadre dans le champ social ; dans un deuxième temps le DEIS est resitué dans les métiers de l’ingénierie et de l’expertise. Enfin une troisième partie dresse un état des lieux de l’organisation du DEIS dans les établissements de formation ainsi que le profil des étudiants préparant ce diplôme.

Se situant entre les orientations politiques et leur mise en oeuvre, entre les territoires et les acteurs, entre les politiques publiques et les usagers, l’ingéniérie sociale va du diagnostic local à la conduite de projet, de l’animation du partenariat ou du réseau d’acteurs à la programmation, de la formation au conseil… Dans un monde où les compétences collectives et où le concept d’entreprise apprenante sont devenus des impératifs, il est indispensable que les structures d’intervention sociale intègrent cette nouvelle fonction qui contribue à une dynamique d’innovation dans ce champ.

Si les travailleurs sociaux ne s’emparent pas de la spécificité de ce diplôme, d’autres le feront à leur place.

 

Syndiquer le contenu